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La grande odalisque (2007)

100 x 160 cm

Tirage Lightjet sous diasec ( 7 épreuves signées numérotées de 1 à 7)

 

Les critiques se sont longtemps acharnés sur cette œuvre maîtresse d''Ingres. Elle avait des proportions qui laissaient supposer qu'elle avait des vertèbres en trop.

L.A., artiste plasticienne, c'était fait tatouer le dos avec cette représentation d'écorché. C'étaitpour moi l'occasion d'apporter une réponse aux critiques de Jean Dominique...

Les vertèbres supplémentaires de la Grande Odalisque
NOUVELOBS.COM | 16.06.2004 | 16:52
La Grande Odalisque de Jean-Dominique Ingres
Après le sourire de la Joconde, le dos de la Grande Odalisque. Les peintres ont décidément l’art de se jouer de la réalité pour créer d’improbables canons de beauté. Si le corps de cette femme de harem peinte en 1814 par Ingres fascine tant l’œil du spectateur, c’est qu’il est beaucoup trop long : la jeune femme a trois lombaires et deux vertèbres sacrées de trop, explique le Dr Jean-Yves Maigne.
Les proportions de la Grande Odalisque font causer depuis fort longtemps. L’hypothèse de trois vertèbres de trop avait déjà été émise. Pour en avoir le cœur net, Jean-Yves Maigne, de l’Hôtel-Dieu, aidé de Gilles Chatelier de l'hôpital Georges Pompidou, et de l’historienne de l’art Hélène Norlöff, ont pris des mesures sur neuf modèles vivants. La taille de leur tête et la longueur de leur dos ont été mesurées dans la même position que celle de l’odalisque d’Ingres, en tenant compte de la perspective adoptée par le peintre.
Résultat : la Grande Odalisque a subi une élongation du dos de plus de 8 cm et du bassin de presque 7 cm. Ces 15 cm correspondent à trois lombaires et deux vertèbres sacrées (constituant le sacrum), expliquent les auteurs de l’étude. Leur article doit bientôt être publié outre-Manche dans le Journal of the Royal Society of Medecine, selon l’Agence France-Presse.
La position de la Grande Odalisque, son inclinaison, la rotation de son bassin, ne serait pas possible sans ces centimètres supplémentaires, notent Maigne et ses collègues. L’un de ses bras a lui aussi été allongé. La volupté du corps contraste ainsi encore plus fortement avec la tristesse du visage.
(16/06/04)